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La chronique la plus flyée du Québec! - Serge Simard -Journaliste


Mardi 15 octobre 2002
TÉLÉMAVISION...
Par Serge Simard

À l'att' TAG!


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Lundi le 14 Octobre, 2002

Il existe des jours plus pénibles que d’autres. Mercredi dernier, à la projection de presse des deux premiers épisodes de la suite-épilogue de TAG, j’aurais tout abandonné pour essuyer des verres au fond d’un café…

Entendons-nous bien, TAG est sans conteste une œuvre mature comme il ne nous est pas souvent donné de voir à notre télévision. D’un réalisme qui commande le glauque et la torpeur, la scénariste-auteure Joanne Arseneau assassine la réplique sourde et nous fait réaliser en quoi un texte devient majeur.

Pierre Houle, à tire de réalisateur, s’est fusionné aux dictats de l’histoire tout en y ajoutant sa maîtrise de l’image. Renforçant du même coup le dynamisme de sa rythmique.

Alors pourquoi, me direz-vous, voulais-je emprunter le rôle de Piaf comme dans sa chanson et courir les cuisines en tant que plongeur ?

C’est que TAG s’attarde principalement à la problématique de la réinsertion d’un meurtrier. Que le jour même, j’ai appris la mort d’une ex-collègue dans des circonstances trop apparentes. Et que, dans ce singulier contexte, ma pseudo-objectivité venait littéralement de foutre le camp !

Je n’ai pas visionné les deux épisodes dans leur intégralité. À la vue de la victime lacérée dans ses chairs via un flash-back d’Eduardo Tag Lasquez, je me suis cogné aux genoux de Louise Cousineau afin d’atteindre l’allée et d'en rejoindre la sortie.

J’aurai cependant droit à un second départ (comme Tag !) demain soir à 21h à Radio-Canada. J’insiste, cette œuvre coup-de-poing mérite d’être regardée avec la plus grande des ouvertures d’esprit. Elle fera, bien entendu, rager certains et parsemer quelques espoirs chez d’autres.

Comme le dit si bien le cahier de presse, Tag force à réfléchir. Délinquance, justice, amour, travail, folie… À défaut d’avoir toutes les réponses, Tag pose les questions. N’en demeure pas moins que l’ultime interrogation est la suivante : Quel est le prix d’une vie ? Si ce n’est la vie…

Avant de vous prononcer définitivement, revêtez vos apparats d’Ar(tag)nan et à l’att’ TAG !



(TAG, 5 épisodes, les mercredis 21h, dès le 16 octobre à R.C.)

Vistez mon site http://www.sergesimard.monblogue.com


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Lundi 7 octobre 2002

 
Christiane : Christie d’heure!
(07-10-2002)

Télé(ma)vision

Par Serge Simard

C’était le grand retour de Christiane Charette hier à Radio-Canada. Terminé la symbolique du boulevard St-Laurent (Les Bobards) et son osmose de l’entre-deux ville! À partir de maintenant, la dame en noir (toutes flammes dedans) anime en direct du bar Chez Roger. L.’est vient de remporter une victoire morale et culturelle!

Je ne ferai pas de véritables commentaires sur le contenu de la nouvelle mais tout aussi semblable émission. Sachez seulement que Christiane Charette, qui est aussi productrice de son émission, est toujours aussi vivace que loquace. Et que si Charest, Dumont et Cie se pointent au bar cette année, on lui conseille fortement d’adopter l’adage anglais « Don’t make waves! ».

Mais le ferait-elle que nous serions peu nombreux à en être témoins. C’est que l’auditoire (et à raisons) se fait mince le dimanche après-midi.

L’ironie a voulu que le premier questionnement existentiel tourne autour de la cote d’écoute de BUNKER, LE CIRQUE. Interrogeant le réalisateur Pierre Houle sur le sujet, elle s’est exclamée : « Mais 600 000 personnes, c’est quand même beaucoup de monde! ». J’ai compris qu’elle devait se dire intérieurement : « moi, j’aurai jamais ça, pognée entre LA SEMAINE VERTE et une INFO-PUB!).

Louise Marleau, la seconde invitée, est arrivée en retard. Son excuse : elle était à la recherche du melon au marché Jean-Talon. Encore chanceuse que la comédienne ne se trouvait pas au mont St-Grégoire pour cueillir ses pommes! C’est Charette qui serait restée avec le pépin de l’invitée manquante…

Le trognon de l’affaire, vous aurez compris, c’est que la case de diffusion est complètement anachronique. Pourquoi Véro-Canada serine une si vivifiante émission d’idées en la plaçant dans un recoin perdu de sa grille-horaire? Mystères…

Cas de magrétoscope? Hey!, c’est du direct, pas la POULE AUX ŒUFS D’OR! L’attention particulière de ce « talk-show » est la tension singulière qui s’en dégage…

Fallait voir Dan Bigras montrer son poing tout en confessant qu’il avait sérieusement pensé à frapper l’ex-maire Bourque! Plus tard, c’est Guy Bertrand qui a remporté le match en lui proposant sa carte d’affaires. Bigras-poids-plume doit maudire son ignorance.

Christiane a terminée son émission en rappelant sa rediffusion le lundi (ce soir) à 23h35. Sa dernière remarque : « À l’heure ou tout le monde est au lit! ».

Faites une exception ce soir, après LE GRAND BLOND, regardez LA PETITE NOIRE. Je vous rappelle qu’elle a déjà treize Gémeaux dans ses bagages…

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Samedi 5 octobre 2002

 
Échographie de Véro!
(05-10-2002)

Télé(ma)vision

Par Serge Simard

Vous avez été nombreux à m’inonder de courriels suite à mon commentaire sur Véronique Cloutier, des dames surtout. Je vais vous faire mon « mea maxima culpa » tout de suite. Contentes? Non? D’accord, entrons dans les explici-justifications…

En tant que chroniqueur, j’ai opté pour digresser sur des gens et des faits qui m’interpelle; rarement sur ce qui fait mon bonheur. Des sommités dans le domaine, comme Francine Grimaldi, ont décidées de ne parler que de ce qu’ils ont aimés.

J’envie beaucoup la flamboyante Francine, cette femme, aiguisée à la chose culturelle, porte le flambeau de la critique joviale. Mais j’aurais beau m’affubler du plus beau des turbans marocains, je ne serai jamais Francine. Elle en a de la chance!

Revenons à Véronique. Vous savez, je ne suis pas immunisé contre de sporadiques bêtises. J’ai coupé trop « carré » alors que la situation commandait plutôt des arrondissements.

Le corps (bon, je tombe dans le machisme) de la femme enceinte est sans doute la plus belle représentation de la vie. J’ai passé mon enfance entourée de ventres rebondis puisque je suis le dernier « bébé » d’une famille de dix-sept enfants! J’ai été « oncle » avant de naître et encore aujourd’hui, mes nièces portent, à tour de rôle, la vie.

Il n’est pas question ici de cloîtrer ou de cintrer la femme enceinte, bien au contraire. Ni de l’empêcher de danser (cela fait partie des exercices prénataux!).

C’est juste le fait de se servir de cet état pour gonfler sa popularité qui me met mal à l’aise. Quand je vois Isabelle Maréchal aux COPINES, je jalouse son utérus.
Quand Chantal Lamarre se pointe au GRAND BLOND, je suis touché par sa toute belle et nouvelle sensibilité.

Mais, que voulez-vous, quand je vois sourdre Véronique Cloutier à LA FUREUR, je ne peux m’abstraire le fait qu’elle jure dans le décor! Cela fait factice et calculateur.

Tellement comptable que je viens de la quitter pour tenter de changer mon opinion, mais si vous avez regardez sa prestation hier soir, elle a passée sans ambages cette remarque : « ça m’aide à payer la maison! ». Sa maison de production peut-être?

Disons les choses franchement. La noblesse se retrouve chez ceux qui départagent le public du privé. Madonna, l’attiseuse planétaire, n’a pas fait de surenchères durant ses deux grossesses. Elle a mis son clitoris en vitrine aux quatre coins du monde mais durant ces quelques dix-huit mois de périodes bénies dans sa vie personnelle, elle s’est dignement fait absente. Voilà ce que c’est que d’avoir de la classe!

Même Céline (a qui on a reproché de trop bien planifier) s’est retirée pendant près de deux ans pour mener à bien son projet intime. Et ne venez surtout pas me sortir le prétexte que Véronique est dans l’indigence!

Hier soir, à l’ouverture de son émission, la caméra n’a pas cadré plus bas que les majestueux seins de Véronique. Rien n’est coïncidences…

Une femme enceinte jusqu’au cou qui danse avec les ailes de son futur bébé est le suc de l’attendrissement. Une « topless » qui crève ses eaux sur le « stage » de CHEZ PAREE est la tristesse d’un avenir ombragé!

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Lundi 30 septembre 2002
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